Un cron peut déclencher n'importe quoi. Un job quotidien pourrait lire la file, appeler le modèle de langage, et poster le résultat sur LinkedIn. Zéro friction, zéro délai, zéro latence humaine entre génération et publication.
Nous avons choisi de ne pas construire ça.
À la place, chaque draft que rédige l'agent marketing arrive dans Telegram comme un message inerte avec deux boutons inline : ✅ Publier et ❌ Rejeter. Seul le tap d'Alaa envoie le POST final vers l'API de la plateforme. Si Alaa est hors-ligne, rien ne part.
Ce n'est pas un garde-fou de bêta qu'on retirera plus tard. C'est un choix architectural permanent, et la raison est simple : on ne peut pas rattraper un ton.
La semaine dernière, l'agent a rédigé un post LinkedIn célébrant un jalon chez Ghalia. Les faits étaient corrects — lien de réservation, nombre de clients, témoignage. Mais la formulation tombait légèrement à côté du contexte du jour : une cliente avait partagé en privé une nouvelle familiale difficile, et bien que sans rapport avec le sujet du post, le timing aurait semblé insensible.
Un cron aurait publié à 09:00 UTC. Le clavier inline a permis à Alaa de décaler jusqu'à l'après-midi, de reformuler une ligne, et de publier quand ça avait du sens.
Le modèle génère. L'humain décide. On encode cette frontière directement dans le toolset lui-même — aucune fonction `publish_now()` n'existe dans le schéma de l'agent. La seule opération d'écriture est `submit_draft`, qui se résout en un message Telegram.
Ça veut dire publier plus lentement. Ça veut aussi dire qu'on n'a jamais eu à publier de rectificatif.
